Plasmaphérèse

Le terme plasmaphérèse englobe différentes techniques (filtration ou adsorption du plasma) qui retirent des éléments spécifiques contenus dans le plasma et permettent ainsi de traiter grands nombres de maladies.

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Les traitements de plasmathérapies sont:

Échange Plasmatique

EP

dans les cas de

  • Maladies auto-immunes
  • Rejet de greffe d’organes
  • Intoxications

L’ EP permet de retirer du plasma contenu dans le sang du patient et de le remplacer par des fluides qui ne contiennent pas les substances de grande taille ciblées pour être enlevées, telles que les anticorps. Cette technique est appliquée à un grand nombre de maladies aiguës et plus rarement pour des pathologies chroniques, à cause des effets indésirables des fluides de substitution, notamment l’albumine humaine ou le plasma frais congelé, lorsqu’ils sont cumulés dans le temps.

L’échange plasmatique est généralement pratiqué pendant 1 à 2 heures et 5 à 10 sessions consécutives sont effectuées.

Techniquement parlant

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En EP, le sang passe à travers un plasmafiltre qui permet de filtrer le plasma. Le plasma ainsi obtenu est jeté et remplacé au même débit par un fluide de substitution contenant de l’albumine afin de préserver une pression oncotique équilibrée.

Filtration en cascade Double filtration Plasmaphérèse

DFPP

dans les cas de

  • Maladies auto-immunes
  • Rejet de greffe d’organes
  • Hypercholestérolémie

Comme l’échange plasmatique (EP), la filtration en cascade et la Double Filtration PlasmaPhérèse (DFPP) permettent d’enlever les substances de grande taille du sang telles que les anticorps, les fibrinogènes ou le LDL-cholestérol. L’intérêt de cette technique est que le plasma est filtré puis retourné au patient en minimisant ou en évitant complétement les besoins en fluide de remplacement. Ceci permet de l’appliquer tant pour les maladies chroniques qu’aigües.

Dans le cas de maladies aigües, la filtration en cascade /double filtration plasmaphérèse est habituellement réalisée comme l’échange plasmatique sur 5-10 sessions consécutives allant de 1 à 2 heures, alors que pour les maladies chroniques, le traitement est effectué quelques fois par an, suivant l’affection sous-jacente et la situation du patient.

Techniquement parlant

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La filtration en cascade est un processus en 2 étapes pendant lesquelles le plasma est d’abord extrait du sang puis filtré par un second filtre appelé plasma fractionnateur, dont la taille des pores est approximativement 10 fois plus petite que celle d’un plasmafiltre, qui retient les substances de grande taille. Alors qu’en filtration en cascade, la séparation du sang et du plasma peut s’obtenir par centrifugation ou filtration, en DFPP, cette séparation est effectuée uniquement par filtration, raison pour laquelle ce processus s’appelle double filtration.

HP

Hémoperfusion

dans les cas de

  • Rectocolite hémorragique
  • La maladie de Crohn
  • Retrait des médiateurs de l'inflammation

L’hémoperfusion peut être utilisée pour enlever des substances spécifiques du sang par adsorption, une technique qui fixe les substances sur une surface. Cela est particulièrement intéressant pour les leucocytes (globules blancs) qui sont trop grands pour être filtrés sans une perte majeure d’hématies.

L’hémoperfusion peut être utilisée pour les maladies aigües ou chroniques, comme en filtration en cascade et avec la même fréquence de traitement : 5 à 10 sessions de 1-2 heures.

Techniquement parlant

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En hémoperfusion, le sang passe à travers une cartouche d’adsorption qui retient les substances pour lesquelles elle a été spécifiquement conçue. A la fin du traitement, la cartouche contient une grande quantité de ces substances qui sont ainsi retirées du sang. La cartouche interagit directement avec le sang qui est plus sujet que le plasma à entraîner des réactions secondaires, telles que la libération de bradykinine. De tels effets secondaires et leurs contre-indications potentielles doivent être signalés par le fabricant de la cartouche.

PP

Plasmaperfusion

dans les cas de

  • Maladies auto-immunes
  • Rejet de greffe d’organes
  • Hypercholestérolémie

La plasmaperfusion permet d’enlever du plasma des substances spécifiques par adsorption. L’intérêt comparé à l’hémoperfusion est qu’elle provoque moins d’effets secondaires, et par rapport à la filtration en cascade, qu’elle permet une sélection plus précise des substances.

La plasmaperfusion peut être utilisée comme la filtration en cascade pour les maladies aigües ou chroniques et avec la même fréquence de traitement : 5 à 10 sessions de 1-2 heures.

Techniquement parlant

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La plasmaperfusion est un processus en 2 étapes durant lequel le plasma est, dans un premier temps, extrait du sang puis circulé à travers une cartouche conçue pour retenir une ou plusieurs substances spécifiques telles que des anticorps, le Lp(a) ou le LDL cholestérol. La cartouche peut être à utilisation unique et être détruite à la fin du traitement ou réutilisable et régénérée pendant et/ou après le traitement.

Coupled Plasma Filtration Adsorption

CPFA

dans les cas de

  • Sepsis sévère
  • Choc septique
  • Défaillance hépatique aigüe

Le CPFA est utilisé pour enlever certaines substances de grande taille spécifiques par plasmaperfusion, couplée à une hémofiltration pour la défaillance rénale.

Le CPFA est réalisé sur 1 à 5 sessions journalières selon la situation clinique du patient.

Techniquement parlant

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Le CPFA est une technique en 3 étapes où le sang passe tout d’abord à travers un plasmafiltre, puis le plasma obtenu passe dans une cartouche d’adsorption qui retient des substances spécifiques, telles que les cytokines ou la bilirubine, avant de retourner le plasma dans le sang. Un hémofiltre placé sur la ligne de sang permet ensuite de réaliser une hémofiltration qui va compenser la défaillance rénale souvent associée à la pathologie principale.

Un peu d'Histoire

Les procédures de plasmathérapies ont été réalisées pour la première fois au début du 20ième siècle et son application est devenue réellement active dans les années 70 partout dans le monde.

La première plasmaphérèse a été réalisée en Russie en 1913 par Yurevitch et Rosenberg afin de démontrer le concept de « … nettoyage du sang à l’extérieur du corps… ». Cela consistait à extraire une portion du sang de lapins qui fut ensuite centrifugé afin de séparer les globules rouges. Ceux-ci ont ensuite été mélangés à une solution saline préalablement chauffée avant d’être réinjectée aux lapins.

Cependant les plasmathérapies n’ont été définies qu’en 1914 par le Dr Abel, aux Etats-Unis, en combinant deux concepts :

  • Le plasma: partie liquide du sang
  • L’aphérèse: En Grec “enlever”

La plasmaphérèse a donc été définie comme la méthode d’extraction du plasma d’un organisme.

Malheureusement la 1ère Guerre Mondiale a arrêté ces expérimentations et cette approche technique a été oubliée pendant des décennies.

En 1944, le physicien suédois Jan G. Waldenström a décrit un cas de macroglobulinémie avec des symptômes d’augmentation de viscosité sanguine. En 1955, il a réalisé une procédure de plasmaphérèse efficace sur un patient ayant une macroglobulinémie et a noté une réduction significative de macroglobuline dans le sang.

En 1963, plusieurs procédures sont effectuées avec succès sur des patients atteints de la maladie de Waldenström (Une macroglobulinémie avec une viscosité sanguine importante), qui peuvent être considérées comme le point de départ de l’application régulière de la plasmaphérèse sur une maladie humaine.

Depuis les années 70, la plasmaphérèse est régulièrement utilisée dans le monde avec approximativement 1000 procédures en Angleterre, 6200 en France et plus tard dans les années 80, 50 000 procédures par an aux Etats Unis.

Aujourd’hui le terme plasmaphérèse englobe différentes techniques (filtration ou adsorption sur le plasma) qui retirent des éléments spécifiques contenu dans le plasma et permettent ainsi de traiter un grand nombre de maladies.


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